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Impôt sur les successions pour les personnes non-domiciliées au Royaume-Uni

 

Introduction

L'impôt sur les successions est un sujet qui suscite souvent des débats et des discussions, notamment parmi les personnes disposant d'actifs et de patrimoines importants. 

Pour les personnes non-domiciliées résidant au Royaume-Uni, naviguer dans les complexités de l'impôt sur les successions peut s'avérer une tâche difficile. Avec l'évolution des réglementations et des lois fiscales, il devient crucial de comprendre les implications de l'impôt sur les successions pour les personnes non-domiciliées au Royaume-Uni. Poursuivez la lecture de cet article qui constitue un guide succinct sur l'impôt sur les successions pour les personnes non-domiciliées au Royaume-Uni. 

Le statut de non-domicilié et son influence sur la fiscalité

Tout d'abord, il est essentiel de définir ce que signifie le statut de non-domicilié. Au Royaume-Uni, le domicile d'un individu est généralement le pays considéré comme sa résidence permanente, un concept qui pèse lourdement dans la détermination de son obligation fiscale. 

Les personnes non-domiciliées sont des personnes qui ont choisi de vivre au Royaume-Uni sans le considérer comme leur résidence permanente ou qui ont leurs racines dans un autre pays. Pour celles-ci, le système fiscal britannique prévoit des règles et des considérations spécifiques en matière d'impôt sur les successions.

De plus, il est important de souligner que le statut de domicile, généralement là où une personne a sa résidence permanente, a un impact sur la fiscalité. D'autre part, les personnes non-domiciliées au Royaume-Uni ont la possibilité d'être imposées uniquement sur les revenus et les plus-values britanniques, ainsi que sur tout revenu ou bénéfice non britannique transféré au Royaume-Uni. C'est ce qu'on appelle la base de remittance. 

En fait, le domicile a également un impact sur l'exposition d'un individu à l'impôt sur les successions britannique (IHT) sur ses actifs mondiaux, sous réserve de la disponibilité d'allègements ou d'exonérations. En règle générale, une personne non domiciliée au Royaume-Uni n'est soumise à l'IHT britannique que sur ses actifs britanniques. 

Les dernières modifications réglementaires et la récente couverture médiatique négative sur le sujet ont rendu encore plus impératif de prendre en compte votre lieu de domicile et de planifier soigneusement.

Définition du « domicile présumé » et son impact sur l'IHT

Le statut de non-dom a été restreint depuis 2017, lorsque HMRC a introduit le concept de domicile présumé. Celui-ci agit de façon à traiter un individu comme domicilié au Royaume-Uni à toutes fins fiscales une fois qu'il a résidé au Royaume-Uni pendant 15 des 20 années précédentes, indépendamment de son statut de domicile de droit commun réel.

En devenant domicilié au Royaume-Uni, un ressortissant non britannique sera significativement exposé à l'IHT au Royaume-Uni, car ses actifs à l'étranger entreront dans le champ d'application de l'IHT et seront soumis à une taxe de 40 % au décès.

Il convient de souligner que les personnes non-domiciliées qui approchent de la « date limite » pour établir leur domicile présumé devraient envisager les mesures à prendre dès maintenant pour contribuer à réduire leur exposition à l'impôt sur le revenu britannique. 

Ces mesures pourraient inclure des donations, l'utilisation de fiducies ou le départ du Royaume-Uni pendant une certaine période.

Impôt sur les successions

L'impôt sur les successions est une taxe prélevée sur la valeur des actifs d'un individu en cas de décès. 

Ainsi, dans le cas des personnes domiciliées au Royaume-Uni, leurs actifs mondiaux sont soumis à l'impôt sur les successions. 

En revanche, pour les personnes non-domiciliées, le champ d'application de l'impôt sur les successions est plus restreint. La taxe ne s'applique qu'à leurs actifs britanniques et exclut leurs actifs non britanniques du calcul.

L'un des avantages significatifs pour les personnes non-domiciliées est le concept de la base de remittance. Cela signifie que si elles choisissent d'être imposées sur la base de la remittance, elles ne sont redevables de l'impôt britannique que sur les revenus et gains transférés au Royaume-Uni. Dans le même contexte, cela leur permet de maintenir leurs revenus et gains non britanniques en dehors du champ de l'imposition britannique, réduisant ainsi potentiellement leur obligation en matière d'impôt sur les successions.

Il est cependant important de noter que la base de remittance a ses limites. Les personnes non-domiciliées qui ont résidé au Royaume-Uni pendant un certain nombre d'années peuvent être soumises à la taxe sur les remittances. 

Cette taxe est une charge annuelle imposée aux personnes ayant résidé au Royaume-Uni pendant au moins sept des neuf dernières années fiscales. En payant cette taxe, elles peuvent continuer à utiliser la base de remittance à des fins fiscales.

Stratégies pour minimiser la charge fiscale des non-doms

En matière de planification de l'impôt sur les successions, la personne non-domiciliée devrait envisager d'explorer certaines stratégies pour minimiser la charge fiscale. 

  • Les fiducies

L'une des méthodes couramment utilisées est la création de fiducies. Grâce à cette méthode, les individus peuvent transférer leurs actifs dans une entité juridique distincte, réduisant ainsi le montant de leur succession soumis à l'impôt sur les successions. Les fiducies offrent flexibilité et contrôle sur les actifs tout en fournissant un moyen de transmettre le patrimoine aux générations futures.

  • L'exonération entre époux

Les personnes non-domiciliées devraient également explorer l'option d'utiliser l'exonération entre époux. Cette exonération particulière permet de transmettre des actifs entre époux ou partenaires civils sans encourir d'obligation en matière d'impôt sur les successions. 

En structurant leur planification successorale de manière à tirer parti de cette exonération, les individus peuvent s'assurer que leur patrimoine est préservé au profit de leurs proches.

  • Les conseils professionnels

De plus, solliciter des conseils professionnels auprès de spécialistes fiscaux et de planificateurs financiers est crucial pour les personnes non-domiciliées. Compte tenu de la nature complexe des lois sur l'impôt sur les successions, les experts peuvent fournir des conseils et des solutions adaptés à la situation spécifique d'un individu. Ils peuvent aider à naviguer dans les complexités du système fiscal, identifier les pièges potentiels et développer une stratégie globale pour atténuer les obligations en matière d'impôt sur les successions. 

Conclusion

En conclusion, l'impôt sur les successions pour les personnes non-domiciliées au Royaume-Uni nécessite une compréhension approfondie des lois et réglementations fiscales spécifiques à cette catégorie. 

Le statut de non-domicilié offre certains avantages, tels que l'exclusion des actifs non britanniques des calculs d'impôt sur les successions et la possibilité d'utiliser la base de remittance. Cependant, les individus devraient envisager différentes stratégies de planification, notamment les fiducies et l'exonération entre époux, pour optimiser leur planification successorale et minimiser les obligations fiscales. 

Solliciter des conseils professionnels est primordial pour garantir la conformité et prendre des décisions éclairées. En restant informées et en s'engageant dans une planification fiscale proactive, les personnes non-domiciliées peuvent naviguer dans les complexités de l'impôt sur les successions et protéger leur patrimoine pour les générations futures.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l'impôt sur les successions et les charges potentielles dans le cadre du statut de non-dom au Royaume-Uni, n'hésitez pas à réserver dès maintenant une consultation gratuite avec notre équipe.

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